Société financière, génération Z

          Novembre 2018, Par Jérôme Coirier

Quelques réflexions sur la société financière, future société gestion, génération Z :

Les sociétés de gestion doivent acquérir une connaissance de plus en plus fine de leur clients finaux (cf. notre article SGP et connaissance client – juin 2018) pour fournir de nouveaux services et contrer les fintechs qui viennent les concurrencer.
Elles font également face à des défis technologiques et règlementaires qui alourdissent leur organisation et pèsent sur leurs marges. Le métier de société de gestion est devenu très règlementé dans un univers qui va être plus concurrentiel.
Les baisses de marges sont déjà très significatives pour les sociétés de gestion généralistes. Les sociétés de gestion sous mandats résistent mais elles seront également affectées par la concurrence des nouveaux entrants.

Nous observons déjà un tassement de la dynamique française de création des sociétés de gestion sur les trois dernières années.
Le marché s’interroge sur le devenir des sociétés de gestion entrepreneuriales en France, plus précisément celles qui sont en dessous du milliard d’euro.
La croissance des encours portée par les marchés et les politiques monétaires a permis ces dernières années aux plus petits acteurs d’absorber l’augmentation des couts d’exploitation. Des marchés moins porteurs mettront à mal les fragilités structurelles des plus petits acteurs.

Doit-on parler de disparation de ces petits acteurs au profit de géants ?
Il est en effet très probable que ce tassement se transforme en diminution et que nous assistions à des disparitions, à la fois par fermeture pure et simple et aussi par regroupement. C’est d’ailleurs le cas dès aujourd’hui. Nous ne pensons pas pour autant que l’Initiative entrepreneuriale s’arrêtera subitement. Nous voyons encore beaucoup de projets et également des talents, des équipes qui sortent de grandes organisations pour se lancer dans l’aventure de l’entreprise.

Alors quelle solution s’offre à ces entrepreneurs ? Comment maintenir cette dynamique française dans un secteur extrêmement réglementé et concurrentiel ?

Il faut favoriser la créativité et permettre à certains projets de voir le jour. Les incubateurs de ce secteur en France sont peu nombreux et les tailles d’actifs qui leur sont dédiées sont réduites. Pour les investisseurs, choisir un « emerging managers » peut représenter un risque de réputation. Le risque opérationnel de la petite structure nécessite une connaissance plus approfondie de la gouvernance, un effort plus important. Il y a peu d’actifs pour eux.
Il est possible de rassurer ces investisseurs sur le risque opérationnel des plus petits acteurs, « qu’ils n’explosent pas en vol », sans pour autant être une garantie. C’est ce que nous développons avec BeeAM car nous pensons que c’est un élément de réponse pour couvrir ce risque de « réputation ».

L’association Française de la gestion financière (AFG) souligne depuis des années la fragilité de l’eco-système. Les statistiques que produit l’AFG montrent bien le tassement de la dynamique de création des sociétés de gestion en France, les contraintes règlementaires, la baisse de rentabilité du secteur.
Récemment, la nouvelle gouvernance de l’AFG a choisi dans ses orientations principales d’encourager les initiatives de mutualisation « pour travailler ensemble ».

C’est dans ce sens que nous nous inscrivons et développons BeeAM. Forts de l’expérience d’accompagnement de nombreuses sociétés de gestion, nous sommes persuadés qu’un des facteurs de réussite dans ce métier est de penser l’innovation autrement que de créer une énième société de gestion qui aura du mal à grandir.
De ce que nous avons observé, 50% des échecs ne sont pas dû à la technicité des personnes, mais à la gouvernance, des stress nouveaux lié au nouveau cadre de l’entreprenariat créant souvent des situations propices à l’erreur, voir l’implosion.

Certains projets, talents peuvent trouver des structures d’accueil à condition que celles-ci soient prêtes avant tout à partager pour s’enrichir à plus long terme.
L’incubateur doit accompagner la structure tout en restant vigilant et critique sur ses aspects de gouvernance.
Souvent la grande structure dénature ou détruit le projet, par son process ou son appétit. Ce n’est pas compliqué mais en même temps pas si évident pour une entreprise dont le fonctionnement est déjà très processé de se mettre à niveau de la petite structure.

Le schéma luxembourgeois est intéressant car il permet de penser qu’il est plus ouvert à la structuration de nouvelles idées par son ouverture à l’international proposant nativement les solutions d’accueil au porteur de projet (Manco, SICAV ombrelles…).
Nous n’affirmerons pas qu’il soit le meilleur, mais il nous semble intéressant de l’observer et de voir qu’il attire toujours. Il est plus adapté au besoin de demain, besoin qui se voudra plus alternatif : modulaire, flexible et rapide.

Alors, pourquoi ne pas prendre le meilleur des deux et penser « Manco à la française » ?

Nous développerons dans un prochain article à quoi cette nouvelle organisation pourrait ressembler…

Partenariat entre BeeAM & Jase RS

Dans le cadre de leurs politiques de développement et d’optimisation de leurs activités complémentaires, JASE Reporting Solutions et BeeAM ont signé un accord de partenariat.

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SOCIÉTÉ DE GESTION & CONNAISSANCE CLIENT

          Le 12 Juillet 2018, Par Jérôme Coirier

Comment le marché de la gestion d’actif adresse-t-il la visibilité nécessaire au client final ? Comment est organisé le gérant ? quels moyens se donne-t-il ?

Cette profession concentre ses efforts sur une offre produits, plutôt surabondante, beaucoup moins sur la connaissance client, encore moins sur sa marque. Pourtant le gérant doit répondre – et c’est de plus en plus évident sous la pression de la réglementation – sur son process, sa maîtrise des risques, bref qui il est. Le client n’achète pas qu’un produit il achète aussi une marque.

L’offre pléthorique conduit les clients actuels plutôt professionnels et/ou distributeurs à être de plus en plus exigeants et se protéger dans la sélection de l’offre et des produits proposés. Le produit ne suffit plus, il faut la taille, « la renommée » pour pouvoir passer les filtres et les barrages.

Coté client particulier, quand on mesure la connaissance financière on s’aperçoit rapidement que le niveau est faible. Les personnes ne connaissent pas trop le fonctionnement de l’entreprise, sa contribution. Tout ceci reste du domaine du mystère et entraîne trop souvent des comportements excessifs en bourse ou pire, comme très récemment sur les crypto-monnaies.

Les sociétés de gestion fonctionnent principalement dans un environnement intermédié par des banques, par des conseillers de gestion de patrimoine. Donc peu de personnes connaissent ou savent ce qu’est une société de gestion d’actifs. L’émergence de nouveaux acteurs, fintech qui s’attaquent à ce segment de marché en s’adressant directement au client final, vient bousculer la gestion d’actif.

Nous pensons que ce sera le sujet de demain pour les sociétés de gestion, au même titre qu’il l’est déjà dans de nombreux secteurs de la distribution face à des géants comme Amazon, bras armé du client « omnipotent ».

Ce marché B to B pour la société de gestion s’oriente donc vers du B to B to C au même titre que de nombreuses industries, embarquant avec lui une transparence de plus en plus forte sur son organisation et ses prix. S’il n’est pas encore trop d’actualité que le gestionnaire d’actif distribue directement en B to C, le client est de plus en plus au fait de la marque, sa notoriété qui fait de lui le prescripteur.

Nous ne croyons pas qu’à court terme le client final décidera les formats de la typologie des produits financiers, mais la tendance est lourde et nous pensons que la connaissance client est une absolue nécessité pour la survie de la société de gestion.

Nous ne pensons pas non plus que les fintechs peuvent attaquer spontanément et directement le marché des particuliers (cf. précédent article « fintech versus société de gestion »).

S’il s’agit de conduire une plus jeune génération vers une connaissance minimum pour pouvoir capter celle-ci, et lui proposer des produits financiers, cela ne se fera pas rapidement : Il faudra quelques années pour y parvenir. Les récentes fintech qui se sont lancées en B to C revoient leur modèle en B to B to C dans un premier temps.

Mais combien de temps ? Les marges dégringolent et les coups de fonctionnement s’additionnent.

Nous pensons que les sociétés de gestion principalement tournées vers la gestion privée doivent s’intéresser aux fintech par l’apport des technologies, les idées qu’elles drainent et parce qu’elles sont plus proches des besoins des jeunes générations. Cet échange doit être analysé comme un apport en industrie, il est bénéfique pour les acteurs existants qui doivent se préparer à une révolution dans le domaine.

Pour les autres sociétés de gestion tournées essentiellement autour du produit la tâche sera ardue. Si elles ne veulent pas subir un déséquilibre de marge comme dans le secteur alimentaire (cf producteur/distributeur), elles devront se battre sur l’intermédiation actuelle et la connaissance client. Elles devront inventer ou réinventer des services à valeur ajoutée pour maintenir un aspect différenciant et des marges suffisantes pour survivre.

La blockchain au service de la stratégie de la société de gestion ?

          Le 14 Mars 2018, Par Jérôme Coirier

Pourquoi la société de gestion accepte-elle d’abandonner autant de marge pour zéro connaissance client ? Comment en est-on arrivé là ? Si l’on analyse le passé, on se rend compte que les sociétés de gestion se sont désintéressées voire ont progressivement délaissé la connaissance d’une partie de leurs clients finaux. En effet, les marges confortables de cette profession ont contribué à privilégier l’externalisation de certaines fonctions considérées comme « périphériques », moins importantes que la sacro-sainte fonction de Gestion. L’essentiel est de générer de la performance et non pas de savoir qui achète et pourquoi. Ces fonctions périphériques sont aujourd’hui principalement maintenues par des acteurs importants et souvent sous dominante ou influence bancaire.

Il y a souvent confusion entre l’aspect réglementaire et l’historique de cette profession sur les acteurs bancaires. Encore très récemment une société de gestion nous affirmait que la gestion du passif est une fonction du dépositaire. C’est oublier ce qu’est une société de gestion et sa fonction d’émetteur de titres et surtout se désintéresser du fonctionnement de celle-ci. La blockchain ne fait que mettre en relief l’industrialisation possible de ce qui a toujours existé dans la gestion du registre de l’émetteur (cela doit rappeler de bons souvenirs à celle et ceux qui ont connu le nominatif pur ou nominatif administré). C’est comme si certaines sociétés de gestion redécouvraient des fonctions de leur métier.

On entend souvent dire que les conseillers en gestion de patrimoine occupent une place trop importante dans la chaîne de distribution des fonds vers une clientèle de particuliers pour peu de valeur ajoutée. Nous ne sommes pas d’accord avec ce point de vue, les conseillers en  gestion de patrimoine occupent la place laissée libre par des sociétés gestion qui ne travaillent pas l’information et connaissent pas ou très peu leurs clients finaux.

Ce qui est tout à fait remarquable et particulier à cette industrie c’est que la société de gestion est d’accord pour abandonner jusqu’à 50 % de sa marge dans un réseau de distribution qui ne fournit aucune information quant à la catégorie socioprofessionnelle ou caractéristique de son client. Par analogie, quand je vais chez Darty et que j’achète une machine de marque Siemens ou autre, le fournisseur me connaît ; en gestion d’actif : non. Alors la faute à qui ? Au méchant conseiller en gestion de patrimoine ou à la société de gestion qui ne prend pas la peine de récupérer un minimum d’informations ? Nous penchons pour la deuxième alternative pour ce que nous avons expliqué ci-dessus : le désintérêt de la chaîne de valeur que constitue l’information client.

Ah, ce ne pas vrai ! va-t-on nous dire… Soyons honnête, ce n’est plus vrai car les sociétés de gestion en prennent conscience. C’est une prise de conscience récente, un peu spontanée, appuyée par une tendance lourde des fintechs qui « déboulent » dans ce métier. Nous pensons que les sociétés de gestion à dominante collective (celles en gestion privée sont plus protégées) ont un effort important à faire pour inverser ce qui se projette.

Le challenge repose pour les sociétés de gestion sur leur capacité à travailler ensemble pour fournir et mettre à disposition la chaîne d’Information à valeur ajoutée vers ses commerciaux, conseillers en gestion de patrimoine afin qu’ils puissent travailler et que l’information puisse remonter vers les sociétés de gestion. Là est l’un des intérêts majeur de la blockchain, pour cette profession, qui peut contribuer à l’industrialisation de l’outil permettant à cette communauté d’acteurs de construire un entrepôt suffisamment grand et suffisamment large pour intéresser leurs conseils et donc le client final.

Ce n’est donc pas une guerre entre la société de gestion et le conseiller en gestion de patrimoine mais plutôt une bienveillance intelligente :  le premier ayant besoin d’outils pour fonctionner, de connaissances produits, le second ayant besoin de répondre de plus en plus finement sur des produits qui correspondent aux attentes des clients. Ne nous y trompons pas, c’est s’affranchir à terme d’un acteur qu’on désigne peu mais omniprésent qui est la banque.

 

Pour aller plus loin et rejoindre l’initative à laquelle nous contribuons : vous pouvez contacter l’association « Myblockfund » qui regroupe un ensemble de sociétés de gestion : projet@myblockfund.org

BeeAM – FIN&TECH Community

Nous remercions l’ensemble des personnes qui sont venues nous rendre visite sur notre stand.

 

 

             

BeeAM – Journée Nationale des Investisseurs – suite

Nous remercions l’ensemble des personnes qui sont venues nous rendre visite sur notre stand avec notre partenaire EthiFinance pour cette soirée riche en rencontres et en échanges.

 

 

 

             

BeeAM – Journée Nationale des Investisseurs

Nous vous donnons rendez-vous le 30 Novembre 2017 à l’Hôtel Salomon de Rothschild pour la 4ème édition de la Journée Nationale des Investisseurs.

Comme lors de la précédente édition, nous serons ravis de vous accueillir sur notre stand en compagnie de notre partenaire EthiFinance. Nous aurons l’occasion d’échanger autour d’une dégustation de vins :

  • Le Beaume de Venise, Cuvée Les Garennes, 2015
  • Le Domaine Giachino, Cuvée Monfarina, 2015

 

 

 

             

BeeAM à le plaisir de soutenir le Match entre l’équipe de France de l’Assemblée Nationale vs. Variétés Club de France au profit de l’hôpital Pitié Salpêtrière

 

Sous la présidence de

Noël Le Graët, président de la Fédération Française de Football

Nathalie Boy de la Tour, présidente de la Ligue de Football Professionnel,

 

Les partenaires du Match ont le plaisir de vous inviter au Match de football caritatif entre

l’Équipe de France de l’Assemblée nationale et le Variétés Club de France,

Mercredi 20 septembre 2017 à 19 heures

au Stade de la Muette – 60 boulevard Lannes, Paris 16e.

AU PROFIT DU SERVICE D’ORTHOPÉDIE ET DE TRAUMATOLOGIE

DE L’HÔPITAL PITIÉ SALPETRIÈRE DES PROFESSEURS ERIC ROLLAND,

GÉRARD SAILLANT ET HUGUES PASCAL-MOUSSELARD

 

Accueil à partir de 18h30 heures,

match à 19 heures,

remise du don à 19h45,

cocktail à partir de 20 heures

Réponse obligatoire à M&M Conseil

Email : match@mmconseil.com / Tél. : 01 44 18 64 60

 

Le Match est organisé en partenariat avec

avec le soutien exceptionnel des donateurs

BeeAM, une place de marché au service de la gestion d’actifs

Le 6 Septembre 2017

La Tribune a publié un article consacré à BeeAM, une place de marché au service de la gestion d’actifs.

On y retrouve notamment une interview de Jérôme Coirier.

Vous pouvez retrouver l’intégralité de l’article ICI.